lou santonejaire
Lou santonejaire, (prononcez "santonédjaïré") c'est en languedocien celui qui santonèje. Santonéjer c'est se prendre un peu pour un santon, faire le
santon. Vous l'avez compris, tout petit, si je ne suis pas né dans une crèche, j'ai du y tomber dedans.
Mon blog
raconte: des histoires de
santons, de crèches, de traditions, de taureaux, la vie du village, et autres radotages sur le passé et la vie
d'aujourd'hui. Et merci ami(e)s si vous voulez bien ajouter un commentaire ici ou là
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Septembre. Hier soir encore résonne au loin le bruit des basses de l'orchestre dans le village d'à côté, Restinclières. Un dernier écho lointain de la dernière des fêtes dans la nostalgie de l'été finissant. Ca sent déjà l'automne, il fait frisquet à la nuit venue avec le retour obligé d'une petite laine qu'on supporte, selon la formule consacrée. Certes on la supporte, mais on s'en passerait volontiers, les beaux jours s'en vont et tout ce qui faisait les plaisirs de l'été. Finies les belles tomates du jardin, il faut se contenter de fruits un peu rabougris, victimes de trop de chaleur, trop de vent, pas assez de soins. Les feuilles des zinias ont pris le blanc, la floraison perd ses éclats, le jardin n'a plus la belle ordonnance de juin, tout part un peu dans tous les sens. Ainsi vont les choses qui passent aussi. Tout change, s'en va et fuit, reste encore pour quelque temps le souvenir que les préoccupations du présent vont effacer comme la vague sur le sable.

Déjà se préparent les vendanges quand elles n'ont pas commencé. De l'autre côté de la place je vois de l'agitation dans la cave toute proche. Il y a devant l'entrée, un camion en stationnement. Il est équipé d'un grand cylindre en inox brillant qui lui donne un air étrange, venant de je ne sais quel monde et vient certainement enlever le vin restant de l'année en cours encore stocké dans les cuves pour faire place à la récolte nouvelle. Le nouveau chasse toujours l'ancien ou prend sa place. Ainsi va la vie.



