lou santonejaire
Lou santonejaire, (prononcez "santonédjaïré") c'est en languedocien celui qui santonèje. Santonéjer c'est se prendre un peu pour un santon, faire le
santon. Vous l'avez compris, tout petit, si je ne suis pas né dans une crèche, j'ai du y tomber dedans.
Mon blog
raconte: des histoires de
santons, de crèches, de traditions, de taureaux, la vie du village, et autres radotages sur le passé et la vie
d'aujourd'hui. Et merci ami(e)s si vous voulez bien ajouter un commentaire ici ou là
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Encore une photo de la course du 1er mai à St Geniès avec une belle poursuite de Voltigeur accompagnant le raseteur jusqu'aux planches.

Et pour finir, une belle photo de Voltigeur. Vaillance, fierté, noblesse, prestance semblent bien faire partie de ses qualités. Tout fier de lui, il traverse les arènes d'un pas rapide, élégant, prêt à donner le meilleur de lui-même dans sa rencontre avec les tenues blanches.
Vous l'avez certainement compris, je n'aime pas les corridas car j'aime trop les taureaux et les animaux vivants, libres et fiers de l'être comme Voltigeur. Mais bon, je ne ne vais pas jusqu'à mettre des taureaux en santons dans ma crèche. Mais je comprends pourquoi quand on appartient à une famille de manadiers taureaux et gardians à cheval deviennent les personnages les plus importants de la crèche. Dans ce contexte il n'est pas choquant de faire naître l'enfant Jésus dans une cabane de gardian en Camargue au beau milieu du marais.
Les traditions de Camargue et de Provence sont toujours vivantes et donnent une âme à nos villes et à nos villages. beaucoup d'anciens métiers ont disparu et les transhumances des bergers avec leurs troupeaux ne se pratiquent que pour des fêtes. Cette approche de la réalité, de la nature a contribué à façonner un art de vivre qui s'est façonné au fil des siècles, dans lequel plongent nos racines, notre identité. L'attachement à la crèche et aux santons fait partie intégrante de cette culture, de cet attachement au pays, à sa terre, à ses paysages de vignoble et de garrigues que défigurent un peu plus chaque jour la triste laideur des lotissements, autoroutes, parkings, supermarchés, et autres usines d'incinération comme celle de Lunel-Viel pas loin d'ici. Pourrons-nous un jour marier le progrès au respect de la nature?




