lou santonejaire
Lou santonejaire, (prononcez "santonédjaïré") c'est en languedocien celui qui santonèje. Santonéjer c'est se prendre un peu pour un santon, faire le santon. Vous l'avez compris, tout petit, si je ne suis pas né dans une crèche, j'ai du y tomber dedans.
Mon blog
raconte des histoires de santons, de crèches, de traditions, de taureaux, la vie du village et autres radotages sur le passé ou la vie d'aujourd'hui.
Et merci ami(e)s si vous voulez bien ajouter un commentaire ici ou là ...
La page d'acueil
présente mes dernières publications par ordre chromologique. Pour voir la suite cliquer sur le numéro de page en bas.
Pour accéder aux
sujets qui vous intéressent, choisir dans la colonne de droite, dans la rubrique catégorie.
Pour laisser un commentaire, cliquer sur commentaire en bas à droite de l'aricle, dans la fenêtre
qui s'ouvre mettre votre commentaire et ne pas oublier de recopier dans la case en bas à droite les lettres que l'on lit plus ou moins déformées sur le dessin en bas à
gauche.
Cliquer ici pour accéder au Forum "santons et crèches de Provence" afin de dialoguer et échanger des messages entre passionnés de santons et crèches.
Il est interdit de copier photos et textes.
Dans le village, les bergers étaient des personnages à part, différents des paysans et autres habitants. Conduire un troupeau, en confier la garde à son chien, passer sa journée dans la campagne, voilà qui inspire le respect et la crainte. Enfant, les bergers du village me paraissaient des personnages irréels. J'en avais un peu peur. Ils exerçaient non pas un métier mais une sorte de mission hors du commun, fascinante, presque sacrée.
Dans ma crèche bergers et moutons tiennent les premiers rôles, occupent les premières places, comme ces deux bergers de Paul Fouque protégeant un agneau sous leur bras, pour lesquels j'ai une tendresse particulière. J'aime ces moutons de Paul Fouque, leur robe laineuse, épaisse, leur regard particulièrement émouvant. Je crois que Paul Fouque sera reconnu dans l'histoire provençale comme un très grand santonnier qui savait sculpter de belles figurines avec beaucoup de réalisme et d'élégance mais sans excès ni recherche du "joli". Son style a la fraicheur des choses simples. Il donne parfois un air un peu gauche à ses personnages, avec une touche de naïveté, comme l'exige le santon pour se différencier de la statue académique aux formes trop épurées, trop bien léchées pour être vraies. Voilà je crois un très grand santonnier que j'ai eu la chance de surprendre en plein travail lors de visites à son atelier d'Aix.




