lou santonejaire
Lou santonejaire, (prononcez "santonédjaïré") c'est en languedocien celui qui santonèje. Santonéjer c'est se prendre un peu pour un santon, faire le
santon. Vous l'avez compris, tout petit, si je ne suis pas né dans une crèche, j'ai du y tomber dedans.
Mon blog
raconte: des histoires de
santons, de crèches, de traditions, de taureaux, la vie du village, et autres radotages sur le passé et la vie
d'aujourd'hui. Et merci ami(e)s si vous voulez bien ajouter un commentaire ici ou là
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Suite et fin en images du carnaval de Beaulieu version 2007.
Un brin de nostalgie dans ce regard d'enfant. Comme à regret, voilà déjà carnaval 2007 venir se ranger à son tour dans la boîte aux souvenirs des fêtes de Beaulieu
Le dernier char, à l'effigie du carnaval, s'éloigne de la place de la mairie et draine avec lui la foule vers le quartier Haut où sur le plan de la cave coopérative il aurait dû être brûlé, ce qui, me dit un participant, est interdit en raison des risques d'incendie. La sécheresse accroit certes le danger, mais il aurait suffit de prendre quelques précautions. Sa majesté Carnaval a échappé aux flammes. Encore une tradition qui se perd sacrifiée sur l'autel du tout sécuritaire.
La place de la mairie retrouve vite le calme habituel des jours ordinaires. Calme relatif, interrompu de plus en plus souvent par le flot régulier des voitures qui traversent le village en le dénaturant un peu plus chaque fois. Parfois on se croirait à la ville.
Parfois aussi s'élèvent comme des déchirements les cris et autoradios bruyants des jeunes désoeuvrés qui viennent tenter ici de rompre leur isolement en s'installant sur le banc de l'abri des cars, attendant peut-être le départ pour le pays imaginaire de leurs rêves adolescents.
A la maison, quand j'étais enfant, nos parents et grands-parents aimaient dire au lendemain des jours de fête : "apres la festa quicon resta" (après la fête quelque-chos reste, c'est à dire la gueule de bois quand on a trop bu, trop fait d"excès).
Pour l'heure, ce qui reste du carnval, ce sont les confetti. Un mois après le vent les balade encore à son gré autour de la place et les disperse un peu partout jusque dans les maisons voisines. Ils viennent s'inviter dans les cours et jardins. Les déloger n'est pas chose facile car on attend toujours dans la rue le passage du dévoué balayeur public. Jadis on l'appelait le cantonnier du village. Encore un métier disparu, vaincu par les balayeuses à moteur, enfin pas tout à fait, car là aussi on attend encore leur intervention.
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Photos Daniel.
Reproduction interdite sans autorisation.
Certes ce n'était pas le carnaval d'antan où dans les années 50 et jusqu'au début des années 60 la grande foule envahisait rues et places pour voir passer le corso fleuri, les majorettes, penas et fanfares. La tradition demeure mais avec des ambitions plus modestes. Désormais la fête ne concerne que les seuls habitants intéressés, des enfants surtout et aussi leurs parents qui en ce samedi 24 mars ont paradé sur de jolis chars fleuris. Le spectacle est coloré, joyeux. Mais tout cela manque un peu de conviction me semble-t'il. Il est vrai qu'il est difficile pour moi de me sentir concerné, je garde trop présent dans ma mémoire le souvenir des heures de gloire des carnavals de mon enfance. Tout le village, du plus jeune au plus vieux y participait. C'était une fête véritable dont on parlait encore longtemps après. Et dont parle encore celles et ceux qui ont connu ces moments-là. Pour moi le vrai village demeure celui que j'ai connu quand toute sa vie s'organisait autour de la culture de la vigne. La fête prenait alors un tout autre sens. Le carnaval de 1956 a eu lieu par une journée de soleil magnifique quelques jours à peine avant la gelée qui a détruit prsque tout le vignoble. En quelque part l'horloge du clocher de la mairie sonne encore ces heures-là, difficiles à oublier, même si aujourd'hui ces enfants dans leurs habits de toutes les couleurs sont source de joie, d'espoir et si j'ai du plaisir à voir tout ce monde faire le carnaval. Oui, voilà, c'était l'autre jour pour tous les participants un bel après-midi de fête. Ambiance, place de la mairie.
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Photos Daniel, reproduction interdite sans autorisation.
D'autres images du village vu d'un petit avion piloté au sol par Gérard, un aéromodéliste.
Regardez comment les maisons individuelles ont investi des parcelles de garrigue en la morcelant, formant un premier cercle autour du village. Puis après les lotissements où les constructuion sont plus serrées. Plus loin, sur le fond, le village voisin, Restinclières.
Pour commencer, une vue du centre. L'église, la mairie avec aussi son clocher. Bref, un village comme beaucoup d'autres.
Plus au Nord, le quartier haut, situé comme son nom l'indique sur la hauteur du village, la cave coopérative, désafectée depuis une dizaine d'années a failli être démolie. Seul monument important du village après l'église, le château, la mairie et la chapelle romane perdue dans les bois, elle va bientôt être transformée en centre culturel. La culture de la vigne n'est plus qu'un souvenir que seuls quelques "indiens" pratiquent encore contre vents et marées. Autour de la cave des maisons nouvelles l'encerclent, symbole du village devenu résidentiel, lieu d'hébergement pour des familles ayant leur activité professionelle à Montpellier, éloigné de seulemrnt 20 km.
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Photos Gérard, reproduction interdite sans autorisation.


















