lou santonejaire
Lou santonejaire, (prononcez "santonédjaïré") c'est en languedocien celui qui santonèje. Santonéjer c'est se prendre un peu pour un santon, faire le
santon. Vous l'avez compris, tout petit, si je ne suis pas né dans une crèche, j'ai du y tomber dedans.
Mon blog
raconte: des histoires de
santons, de crèches, de traditions, de taureaux, la vie du village, et autres radotages sur le passé et la vie
d'aujourd'hui. Et merci ami(e)s si vous voulez bien ajouter un commentaire ici ou là
...
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Le tambourinaire suffit à lui seul pour évoquer cette Provence idéale et imaginaire qui puise ses racines au coeur de ces mélodies simples et populaires jouées au galoubet d'une main et rythmées de l'autre par le son du tambourin. Danses, chants et musiques constituent une part importante de la culture provençale. Les chants de Noël, les noëls sont plus anciens que les santons. Leur origine remonte au Moyen-Age comme le signale Pierre Ripert dans "Les Origines de la Crèche Provençale et des santons populaires à Marseille", éditions Tacusssel. Ceux de Saboly ont connu leur apogée en Provence au XVIIème siècle et se chantent encore aujourd'hui accompagnés par des instruments traditionnels.
Un santonnier digne de ce nom ne manque pas de réaliser sa propre version du tambourinaire. En voici quelques-uns, et pour commencer, celui de de Marius Chave avec son arlésienne.
Celui-ci n'est pas signé, réalisé dans une terre légère. Les couleurs couvertes d'un vernis paraissent fantaisistes, mais ce santon musicien a malgré tout un port élégant, une fière allure. A noter la taille imposante du tambourin
Celui de Ricard a un costume fidèle à la tradition et le mouvement du personnage est bien reproduit.
Paul Fouque a aussi réalisé ce très beau sujet :




