lou santonejaire
Lou santonejaire, (prononcez "santonédjaïré") c'est en languedocien celui qui santonèje. Santonéjer c'est se prendre un peu pour un santon, faire le
santon. Vous l'avez compris, tout petit, si je ne suis pas né dans une crèche, j'ai du y tomber dedans.
Mon blog
raconte: des histoires de
santons, de crèches, de traditions, de taureaux, la vie du village, et autres radotages sur le passé et la vie
d'aujourd'hui. Et merci ami(e)s si vous voulez bien ajouter un commentaire ici ou là
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J'ai vraiment un gros faible pour cette scène vue au salon d'Arles et dont j'ignore l'auteur.
Les taureaux, les gardians ce ne sont pas de simples personnages typiques que trop de touristes se contentent d'admirer sur les cartes postales.
Les taureaux sont élevés par des manadiers qui sélectionnent les meilleurs d'entre eux pour en faire des cocardiers qui défendront les couleurs de la manade dans les courses camarguaises. Elever des taureaux est un travail qui exige des qualités pârticulières et des connaissances acquises en vivant au quotidien avec les bêtes. Tout un métier qui n'a rien à voir avec le côté folklorique et festif qui entoure le monde de la bouvine.
Si le taureau a été santonifié c'est qu'il a ses lettres de noblesse qui le justifient. Devenir santon, normalement ça se mérite. N'est pas fait santon n'importe qui, sauf certains acteurs de cinéma ou célébrités d'un jour qu'une certaine mode provençale a consacrés.
Si je vous fais voir tous ces taureaux c'est aussi parce que pas loin de chez moi vers Lunel, un des meilleurs cocardiers du moment, Gaulois de la manade Rebuffat, vient d'être abattu avec ses congénères, victime de la tuberculose. Le monde de la bouvine est très éprouvé, et c'est ma façon de manifester ma solidarité avec lui.



