lou santonejaire
Lou santonejaire, (prononcez "santonédjaïré") c'est en languedocien celui qui santonèje. Santonéjer c'est se prendre un peu pour un santon, faire le
santon. Vous l'avez compris, tout petit, si je ne suis pas né dans une crèche, j'ai du y tomber dedans.
Mon blog
raconte: des histoires de
santons, de crèches, de traditions, de taureaux, la vie du village, et autres radotages sur le passé et la vie
d'aujourd'hui. Et merci ami(e)s si vous voulez bien ajouter un commentaire ici ou là
...
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Interdiction de copier photos ou textes
Je reviens à ma crèche. J'ai à peine commencé à la démolir hier. Le plus dur est fait. le plus dur c'est d'enlever les santons. Ils ont retrouvé leur place dans les tiroirs d'une commode qui leur est réservée. La commode aux santons c'est un peu pour moi comme s'il s'agissait d'un trésor de famille contenant des secrets transmis par les générations antérieures.
Retour sur mon village, ou plus exactement, une scène du village de ma crèche, un fragment de vie de jadis.
A gauche il y a les 2 commères ( santons de Canut)qui commentent les nouvelles du jour et propagent les derniers potins. Au fond un couple de vieux. Devant, une fermière marche devant ses canards, une autre (Canut), assise, garde ses oies. Au centre, le tonelier ( Canut) finit son travail en regardant passer les gens. Au fond à droite, une femme porte une cruche sur sa tête, elle vient de chercher de l'eau au puits que l'on aperçoit à droite.
Voilà une scène que je peux contempler de longs moments, car je retrouve toute la vie rurale du village d'autrefois.
Les ruraux ont presque tous disparus, les urbains ont pris leur place en retapant les vieilles pierres du village ou en construisant leur villa dans la garrigue ou dans un lotissement qui défigure le paysage. Il faut bien que les gens puissent habiter quelque part, mais pourquoi diable cette succession de maisons implantées sans aucune recherche, avec ses clotures de terrains qui sont autant de plaies infligées à la campagne. Dans les villages, on devrait commencer par interdire les murs de cloture et surtout par définir des règles d'urbanisme plus respectueuses des paysages.



