lou santonejaire
Lou santonejaire, (prononcez "santonédjaïré") c'est en languedocien celui qui santonèje. Santonéjer c'est se prendre un peu pour un santon, faire le
santon. Vous l'avez compris, tout petit, si je ne suis pas né dans une crèche, j'ai du y tomber dedans.
Mon blog
raconte: des histoires de
santons, de crèches, de traditions, de taureaux, la vie du village, et autres radotages sur le passé et la vie
d'aujourd'hui. Et merci ami(e)s si vous voulez bien ajouter un commentaire ici ou là
...
La page d'acueil présente mes dernières publications par ordre chromologique. Pour voir la suite cliquer sur le numéro
de page en bas.
Pour accéder aux sujets qui vous intéressent, choisir dans la colonne de droite, dans la rubrique
catégorie.
Pour laisser un commentaire, cliquer sur commentaire en bas à droite de l'aricle,
dans la fenêtre qui s'ouvre mettre votre commentaire et ne pas oublier de recopier dans la case en bas à droite les lettres que l'on lit plus ou moins déformées sur le dessin en bas à
gauche.
Cliquer ici pour accéder directement au
Forum "Santons et crèches de Provence".
Pour dialoguer et échanger des messages entre passionnés de santons et crèches.
Interdiction de copier photos ou textes
Toujours la crèche de l'église de Séguret où les santons habillés prennent leur place le 25 décembre, là même où a eu lieu la veille la crèche vivante lors de la représentation du Mystère des Bergié.
Les santons sont anciens, certains datent de la fin du XVIIIème. Les vêtements ont été restaurés. Véritables oeuvres d'art, tout comme les sculptures et tableaux de l'église, ils font partie du patrimoine séguretain sur lequel veillent jalousement les membres de l'association des amis de séguret.

Un peu plus bas, dans la chapelle Ste Thècle et dans la salle qui la jouxte, la salle Delage, est organisée l'exposition des crèches réalisées par les membres de l'association avec les santons mis à disposition par les santonniers. Ainsi les santons se retrouvent dans les décors et les paysages auxquels ils sont destinés.
Dans la salle Delage on retrouve l'ambiance chaleureuse d'un foyer provençal avec la grande cheminée où a été allumé le cacho fio, la table avec les 13 desserts et les meubles anciens sur lesquels prennent place crèches et santons. Au mur des tableaux et des explications sur la composition du gros souper, repas maigre qui précède la veillée de Noël.
Séguret est classé comme étant un des plus beaux villages de France. Il suffit d'y aller pour s'en convaincre. Beau, mais surtout authentique, vivant. Le tourisme et le commerce n'ont pas eu raison de son charme comme c'est trop souvent le cas ailleurs. Ici, malgré quelques maisons restaurées visiblement à grands frais, le village a gardé son âme et sa simplicité. J'en ai déjà parlé (voir ici). C'est là que j'ai découvert ce que pouvait être une vraie tradition héritée de génération en génération depuis la nuit des temps.
C'est tout un village qui dès la tombée de la nuit se prépare à vivre une nuit de Noël comme nulle part ailleurs. Tout commence avec le cacho fio allumé dans la grande cheminée de la maison contigue à la chapelle syte Thècle. Ensuite à 22 heures, à l'église est interprété par les habitants du village, le mystère des Bergié de Séguret. Lointain parent des mystères du Moyen-Age dont il provient probablement, c'est une représentation unique qui se distingue de toutes les autres pastorales ou cérémonies de pastrages que connaît la Provence à Noël.
Le choeur de l'église et des chapelles latérales sont décorées pour servir de cadre au jeu des Bergié qui s'achève par la crèche vivante. Puis sont installés les santons habillés, certains très anciens, que l'on peut voir à l'église jusqu'au 2 février.
Dans la chapelle ste Thècle sont exposées d'autres santons en cire comme à l'église, mais aussi des crèches de différents santonniers, installées dans des décors réalisés avec des troncs d'arbre, pierres, branchages et autres éléments naturels du pays. C'est là que j'ai trouvé, il y a de cela pas mal d'années, la source d'inspiration pour réaliser ma propre crèche. Depuis, je vais chaque année au moment de Noël faire mon pélérinage à Séguret, pour me ressourcer et surtout pour retrouver le sens de la vraie tradition. Séguret c'est là où souffle l'esprit des santons et j'espère bien un jour avoir l'honneur de pouvoir assister au Mystère des Bergié.
Voici pour commencer quelques photos, d'autres suivront.
Cliquer sur les images pour les agrandir.

Les églises sont presque tout le temps fermées en dehors des créneaux horaires réservés aux offices religieux. De temps une feuille de papier punaisée sur la porte indique une adresse ou un numéro de téléphone à l'attention des personnes qui veulent visiter la crèche. C'est ainsi que de retour de Vaison la Romaine, nous avons sonné il y a presque une semaine , c'était le mardi 2 janvier, au presbytère de Camaret à côté d'Orange. En l'absence du Curé, oui de Camaret, je sais, c'est le vicaire qui nous reçoit et nous sert de guide avec beaucoup de gentillesse et de disponibilité. Une très belle église du XVI ème siècle, comme on en rencontre souvent en Provence. Une crèche toute simple mais avec de très beaux santons en cire et aussi en papier maché. Voici les photos.

La crèche est disposée à même le sol d'une grande chapelle latérale. L'étable est devant au premier plan, sur le côté gauche. pas facile d'avoir en photo une vue d'ensemble.
L'ange a la tête et les mains en cire comme tous les santons religieux. Son costume a été restauré comme celui de tous les autres santons. Au fond, le Ventoux est peint dans le décor mural.
Le meunier a lui aussi un visage en cire, une belle expression et un sourire de ravi. Il est sous le charme.
A gauche, une partie du beau costume d'arlésienne, puis le tambourinaïre et le pécheur.
Le pécheur. Son visage très expressif est je crois en pate à carton machée et collée.
Et un grand merci au prêtre qui nous a si gentiment reçus.



















