lou santonejaire
Lou santonejaire, (prononcez "santonédjaïré") c'est en languedocien celui qui santonèje. Santonéjer c'est se prendre un peu pour un santon, faire le
santon. Vous l'avez compris, tout petit, si je ne suis pas né dans une crèche, j'ai du y tomber dedans.
Mon blog
raconte: des histoires de
santons, de crèches, de traditions, de taureaux, la vie du village, et autres radotages sur le passé et la vie
d'aujourd'hui. Et merci ami(e)s si vous voulez bien ajouter un commentaire ici ou là
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Et voici encore des ânes : la grange aux ânes, les ânes du meunier et un gros plan sur le repas des ânes.
Viennent deux boeufs portant un joug, conduits par un paysan.
Les chevaux ensuite donnent lieu à de belles scènes d'attelages avec charrettes, transportant soit du bois, des tonneaux, des sacs de farine, du foin, ou des courges.
Et bien sûr un paysan laboure son champ avec une charrue tirée par deux chevaux, tandis que deux cavaliers conduisent un groupe de chevaux portant collier de trait.
Viennent ensuite les scènes de la ferme avec les poules, les chèvres, les vaches, les porcs auxquels donne à manger une belle et jeune fermière.
Nous découvrons toute la richesse et la diveristé des activités rurales de jadis.





















C'est bien pourquoi elle mérite vraiment d'être examinée de près, comme ce troupeau de moutons qui se dirige vers l'étable de la Nativité.
(Berger coup de mistral de P. Fouque, âne d'Isoline Fontanille, berger de Sylvie de Marans)



Les troupeaux et les animaux de ferme en général occupaient une place fondamentale dans la vie rurale d'autrefois. L'écurie, la bergerie ou l'étable jouxtait la maison d'habitation. Bêtes et humains vivaient proches les uns des autres, comme cet autre berger entouré de ses bêtes.
Malheureusement je ne sais pas qui est le santonnier.

Une scène de la vie pastorale. Sur la colline tout en haut les moutons autour de l'abreuvoir (H. Cavasse) au sortir de la bergerie.

En bas du chemin, nous voilà dans les champs de culture de la lavande. Loin des clichés habituels pour touristes, elle trouve ici sa place naturelle parmi les autres activités rurales. Un paysan laboure sa terre, un autre dirige des boeufs tandis que l'apiculteur travaille à ses ruches.

Suivons l'attelage des boeufs, il nous conduit un peu plus loin, en contrebas du village, vers la scène de la moisson.
Les ânes sont présents dans des scènes où on ne les attend pas d'habitude, ce qui leur donne encore plus de charme et nous permet de les découvrir sous un autre jour. On trouve plusieurs petits troupeaux ici ou là, au hasard d'un coin de campagne, au bord d'un pré, dans une étable, ou à l'abri du vent derrière des rochers.




A suivre...
C'est donc tout naturel qu'une grande crèche dans la plus pure des traditions provençales soit présente aux saintes. Elle attire la foule chaque année plus nombreus en ces mois d'hiver où taureaux et raseteurs se reposent.
Les photos qui suivent permettent de montrer cette réalisation sans pouvoir en rendre compte vraiment. Il faudrait d'abord pour cela un photographe autrement plus talentueux que je ne le suis, et surtout il faudrait passer des heures et des heures pour trouver les meilleurs angles de vue, les bons éclairages et tous les réglages qui vont avec tant il y a de choses à voir, de détails à capter. L'ensemble se présente comme la reconstitution fidèle de la vie rurale d'autrefois qui se déroule sous nos yeux au rythme des quatre saisons.
J'ai pourtant eu la chance de pouvoir pendant une après-midi entière faire photos sur photos, grâce à l'accueil chaleureux et amical d'Arlette Bertello qui passe des jours et des heures à réaliser cette crèche hors normes, qui assure à elle seule l'accueil des visiteurs pendant toute la durée de l'exposition, et qui le reste de l'année travaille à la préparation de l'édition prochaine, à la présentation de scènes nouvelles et à la recherche de santons que bien souvent elle peind elle-même. Un grand merci pour cet exceptionnel moment de bonheur au pays des santons.




















A suivre...



