lou santonejaire
Lou santonejaire, (prononcez "santonédjaïré") c'est en languedocien celui qui santonèje. Santonéjer c'est se prendre un peu pour un santon, faire le santon. Vous l'avez compris, tout petit, si je ne suis pas né dans une crèche, j'ai du y tomber dedans.
Mon blog
raconte des histoires de santons, de crèches, de traditions, de taureaux, la vie du village et autres radotages sur le passé ou la vie d'aujourd'hui.
Et merci ami(e)s si vous voulez bien ajouter un commentaire ici ou là ...
La page d'acueil
présente mes dernières publications par ordre chromologique. Pour voir la suite cliquer sur le numéro de page en bas.
Pour accéder aux
sujets qui vous intéressent, choisir dans la colonne de droite, dans la rubrique catégorie.
Pour laisser un commentaire, cliquer sur commentaire en bas à droite de l'aricle, dans la fenêtre
qui s'ouvre mettre votre commentaire et ne pas oublier de recopier dans la case en bas à droite les lettres que l'on lit plus ou moins déformées sur le dessin en bas à
gauche.
Cliquer ici pour accéder au Forum "santons et crèches de Provence" afin de dialoguer et échanger des messages entre passionnés de santons et crèches.
Il est interdit de copier photos et textes.


Hier je vous ai fait voir les arlésiennes dans les arènes. Avec des liens vers la Fédération de la Course Camarguaise et les courses libres. Difficile aujourd'hui de ne pas évoquer les taureaux de Camargue (rien à voir avec la corrida. Ceux-là sont rois, on les fait courir, on les vénère mais on ne les tue pas).
Dans la crèche provençale, en principe on met pas de taureaux. Ou bien si, il y en a pourainsi dire un, un seul, le boeuf de l'étable qui avec l'âne souffle sur l'enfant Jésus pour le réchauffer. A Lunel, j'ai vu une crèche vivante avec un âne et un taureau de Camargue solidement entravé qui faisait office de boeuf. Bon, ceci étant, les traditions taurines camarguaises occupent une place si importante dans la culture provençale et languedocienne qu'il est normal de les retrouver sous formes de santons dans la crèche. Mais attention, au risque de me répéter, je vous le redis, la course libre camarguaise n'a rien à voir avec la corrida (que je n'aime pas du tout car l'animal est sacrifié au plaisir de la foule). Dans la crèche les animaux vivent en paix avec l'homme et le chasseur y est à peine toléré.
Sylvie de Marans exposait cet hiver une très belle crèche camarguaise dans une cabane de gardians, dans un décor marécageux avec des roseaux, de la saladelle, les taureaux, les gardians à cheval et le campement des gitans qui aiment cette région où ils viennent chaque au pélerinage des Saintes Maries de la Mer. Dans mon village, Laure ( de notre petit groupe du circuit des crèches ) fait une crèche camarguaise avec des taureaux car son mari est manadier, il élève des taureaux de Camargue.
Moi je ne mets pas de taureaux dans ma crèche, le décor aride, fait de garrigues ne s'y prète pas. Je mets Vincent et Mireille à cheval, un très beau santon de Fontanille. Une famille de santonniers dont je reparlerai.
Voici une pièce unique de Roger Jouve représentant l'abrivado, exposée cet hiver au salon des santonniers d'Arles. Les gardians entourent les taureaux et leur font parcourir les rues du village au grand galop. Parmi le public nombreux qui assiste à cette arrivée, les plus jeunes s'interposent et essaient d'attraper un taureau et de l'immobiliser. On les appelle des attrapaïre ! Les taureaux, forcément on en reparlera. Ils font tellement partie de notre culture que les plus vaillants sont statufiés. Drôle de pays qui fait plutôt des statues aux animaux qu'aux personnes illustres !
P.S : dans la colonne de gauche, à la rubrique photos il y a dans celles de mon village une vraie photo d'abrivado.
Cette gardienne d'oie, c'est encore un santon de Robert Canut. Pour un peu on croirait une photo prise à la campagne avec pour sujet une vraie fermière. Mais non, c'est bien d'un santon qu'il s'agit, humble figurine en terre cuite de 8 cm, tel qu'on pouvait le voir dans ma crèche.

Assise sur un rocher, elle tricote tandis que les oies s'approchent d'elle. Son regard est droit mais lointain, comme si elle pensait à autre chose qu' à ses oies. A son amoureux peut-être, ou bien à rien d'autre que savourer ce moment de vie simple partagé avec ses bêtes. Encore une scène de la vie rurale d'autrefois que Robert Canut nous offre pour nous faire imaginer le bonheur du paradis perdu de notre enfance.

Il porte de l'eau car il sait que c'est nécessaire pour les besoins de la sainte famille. L'eau, indispensable à la vie, élément devenant un bien de plus en plus précieux aujourd'hui dans un monde de plus en plus pollué.
Marcel Carbonel a fait de ce porteur d'eau ou de ce potier, un de ses plus beaux santons dans la taille des 15 cm. Simplicité du geste, du mouvement, de l'attitude. Et toujours ces couleurs uniques. Le bleu foncé de la veste est d'une perfection qui reste indescriptible. Je le mets toujours bien en vue, en bonne place dans la crèche. pour moi il fait partie des santons qu'il est indispensable de faire figurer dans une crèche provençale traditionnelle. Certes ile est porteur d'eau, mais il est porteur de sens avant tout.



