lou santonejaire

Lou santonejaire, (prononcez "santonédjaïré") c'est en languedocien celui qui santonèje. Santonéjer c'est se prendre un peu pour un santon, faire le santon. Vous l'avez compris, tout petit, si je ne suis pas né dans une crèche, j'ai du y tomber dedans.
Mon blog raconte: des histoires de santons, de crèches, de traditions, de taureaux, la vie du
village,  et autres radotages sur le passé et  la vie d'aujourd'hui.
Et merci ami(e)s si vous voulez bien ajouter un commentaire ici ou là ... 
La page d'acueil présente mes dernières publications par ordre chromologique. Pour voir la suite cliquer sur le numéro de page en bas.

Pour accéder aux sujets qui vous intéressent, choisir dans la colonne de droite, dans la rubrique catégorie. 

Pour laisser un commentaire,  cliquer sur commentaire en bas à droite de l'aricle, dans la fenêtre qui s'ouvre mettre votre commentaire et ne pas oublier de recopier dans la case en bas à droite les lettres que l'on lit plus ou moins déformées sur le dessin en bas à gauche.
Cliquer ici  pour accéder directement au Forum "Santons et crèches de Provence".
Pour dialoguer et échanger des messages entre passionnés de santons et crèches.

Interdiction de copier photos ou textes

Jeudi 21 juin 2007

La musique est à la fête désormais pour le solstice d'été. La tradition s'est imposée et son initiateur est perçu depuis comme le ministre perpétuel de la culture pour ne pas dire éternel.
Tant mieux pour la musique qui mérite bien, j'ose dire, d'être prise au sérieux, c'est à dire écoutée pour elle-même, ce qu'elle est tout simplement, alors que le reste du temps, sauf si on va à des concerts, et même là encore ça n'est pas évident, elle est souvent réduite au second rôle d'ambiance musicale. Elle cesse alors d'être musique pour devenir bruit de fond. Parfois chez moi, j'écoute un de mes cd favoris pour ne plus entendre le bruit de la rue, celui des moteurs de voitures, motos, les cris des jeunes dans la rue, les conversations à voix trop forte des passants ou de mes voisins. Que la musique nous coupe du tintamare désordonné et inélégant que produit l'activité ordinaire des gens, voilà déjà une bonne raison d'agir ainsi. Mais si ce cd que je passe et repasse sans cesse sur mon lecteur produit des sons qui m'emportent au loin vers les rivages insoupçonnés jusque-là, ceux de la beauté d'un monde inimaginable l'instant d'avant, alors oui la musique est bien comme je le crois le langage de l'âme.

Et ce n'est pas ce superbe et fier santon de l'homme orchestre, homme de la musique à lui tout seul - de Patrick Volpès - qui dira le contraire.



Fichier hébergé par Archive-Host.com

Jeudi 14 juin 2007
Dans cette vaste étendue proche des marais, ces taureaux ne sont pas perdus. Au contraire ils semblent être bien à l'aise dans leur élément naturel. Rois des grands espaces, ils forcent l'admiration du visiteur. A la belle saison je les vois presque tous les jours en passant sur la route et je ne me lasse jamais de ce spectacle que je considère un peu comme une faveur de la nature.

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Les taureaux se dirigent vers moi d'un pas assuré et déterminé. Ils n'ont rien d'agressif, ils croient peut-être, comme je l'ai déjà dit, que je leur apporte de la nourriture. Leur approche  suffit cependant à mettre un terme à mon état de contemplation bucolique.

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Mais non, je n'ai rien à leur donner à manger, je ne fais que des photos. Déçus, ils ne tardent pas à faire demi-tour et s'éloignent de la route vers les prés.

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Je ne sais rien du destin de ces animaux. J'espère en secret sans trop y croire qu'ils ne finiront pas aux abattoirs, qu'à l'exemple des grands cocardiers de Camargue ils passeront paisiblement sans inquiétude leur vie entière dans cette nature sauvage qui leur appartient. La nature est bien moins cruelle pour les bêtes que nombre de comportements des humains à leur égard. 
Mercredi 13 juin 2007
Chaque jour de la semaine, pour aller au bureau, je  passe par la route qui va de Sommières à Lunel.  Ca me permet de traverser  le pays des pescalunes sans avoir à emprunter les rues du centre ville. Ainsi je débouche directement sur la route de la mer, dite de la Petite Camargue, qui longe Marsillargues d'un côyé puis le canal de Lunel de l'autre, avec les marais, les vastes terres cultivées ou réservées au paturage des taureaux. Si on n'est pas officiellement en Camargue on en n'est pas bien loin et ceux des passants qui connaissent mal la géographie locale ne font aucune différence. Certes oui, ce paysage n'a plus rien à voir avec celui de nos garrigues familières. Pourtant, en fond de décor, la ligne d'horizon se ferme encore sur le Pic St Loup, notre toit du monde à nous qui resurgit toujours au moment où on y pense le moins. Tant qu'on ne le perd pas de vue on peut dire qu'on est encore au pays de chez nous. Je ne résiste pas au plaisir de prendre en photo notre montagne vue du canal et des marais par cette belle matinée de juin à la lumière généreuse qui donne des couleurs comme on ne peut les voir qu'en cette saison. Ici, la vie des choses et des gens s'organise qu'on le veuille ou non autour du Pic St Loup car il est le témoin du moindre de nos gestes et même quand on croit se promener en solitaire, il nous observe et semble deviner nos pensées cachées, savoir tout de notre désir brûlant pour cette terre. Je prends aussi en photo les taureaux. Ils sont assez loin dans le prè, mais quand ils aperçoivent ma silhouette, ils s'approchent vers moi au petit trot. Non pas pour me faire fuir;je crois plutôt qu'ils attendent de moi que je leur apporte de quoi manger. D'ailleurs quand ils se rendent compte que j'ai les mains vides, ils font aussitôt demi-tour. Je reste planté là un bon moment à les regarder. J'en oublie presque le bruit incessant des voitures qui à intervalles irréguliers foncent sur la route dans les deux sens. Je contemple encore longuement le Pic St Loup, tout étonné de le voir semblable à lui-même, inchangé depuis mon enfance. Cet état de permanence des choses qui ne changent pas force mon respect et mon admiration. C'est comme si je le voyais pour la première fois, ou plutôt, si vous préférez, c'est comme sur une scène immense de théâtre : les acteurs et les faits qui se déroulent dessus changent avec le temps, mais le décor au fond reste le même. Il est ce grand témoin silencieux qui voit défiler nos vies à ses pieds.

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Le Pic St loup d'un côté, les taureaux de l'autre.

  

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

crédit photos

Reproduction et publication des photos interdites sans autorisation.

Photos :
Daniel, Yves

Newsletter

Inscription à la newsletter

Visiteurs

Selon les statistiques d'O.B. : 

Depuis le 20 janvier 2006 

77 087 visiteurs uniques ont navigué sur mon blog

Merci à tous et à toutes pour votre visite et vos commentaires.

 

Rechercher

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
publier sur internet sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus