lou santonejaire
Lou santonejaire, (prononcez "santonédjaïré") c'est en languedocien celui qui santonèje. Santonéjer c'est se prendre un peu pour un santon, faire le
santon. Vous l'avez compris, tout petit, si je ne suis pas né dans une crèche, j'ai du y tomber dedans.
Mon blog
raconte: des histoires de
santons, de crèches, de traditions, de taureaux, la vie du village, et autres radotages sur le passé et la vie
d'aujourd'hui. Et merci ami(e)s si vous voulez bien ajouter un commentaire ici ou là
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Encore des musiciens et voici aujourd'hui certainement ceux qui en fait sont arrivés sans doute les premiers à la crèche, c'est à dire les bergers des temps bibliques jouant de la cornemuse. Ce sont eux qui ont joué d'un air joyeux le "Gloria in excelsis deo" proclamé par les anges dans nos campagnes... La tradition provençale a repris ce joueur de cornemuse sous forme de santon en le transposant à une époque plus proche de la nôtre où la cornemuse était un instrument encore joué pour les fêtes.
Ci-dessous, ce santon en plâtre peint fait partie des sujets dits religieux dont le modèle de base se trouve dans quantité de crèches familiales, et sous une autre forme plus grande et plus saint-sulpicienne dans les crèches d'église, ce qui n'enlève rien à son charme un tantinet désuet.

Berger cornemuse en plâtre, crèche d el'église de Beaulieu.

le joueur de cornemuse en terre cuite de patrick Volpès :

A gauche, joueur de cornemuse, à droite berger jouant du tambour à friction, Manola Nicolas-Almanza, Murcie, Espagne, santon de 19 cm, exposition Marseille 2006, "faire la crèche en Europe"
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Encore des tambourinaires. Chaque santon, musicien ou autre, nous raconte une histoire. Celle du personnage qu’il représente mais aussi celle du santonnier et bien sûr celle aussi de l'époque ou du contexte qui l'a vu naître.
Le tambourinaire de la crèche de l'église de Beaulieu a un costume sensiblement différent de celui établi par la tradition. Guêtres et culotte ne se portent plus et la forme de la veste a pris de l'ampleur.
Le visage a des traits fins, réalistes. Trop même. Le style est un tantinet académique conforme à l'imagerie traditionnelle. Très beau santon, mais sa facture classique risque de lui donner un aspect un peu fade.
Ce tambourinaire d'Isoline Fontanille est une oeuvre d'artiste véritable au style personnel. Les formes sont épurées, stylisées, exprimant l'essentiel du personnage, sa vérité, sa vie sans chercher à reproduire ni imiter un modèle idéalisé. La terre travaillée avec beaucoup de générosité a gardé quelque-chose de brut qui donne au santon une force, comme si elle lui communiquait son énergie.
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Photos Daniel, reproduction interdite sans autorisation.
Le tambourinaire suffit à lui seul pour évoquer cette Provence idéale et imaginaire qui puise ses racines au coeur de ces mélodies simples et populaires jouées au galoubet d'une main et rythmées de l'autre par le son du tambourin. Danses, chants et musiques constituent une part importante de la culture provençale. Les chants de Noël, les noëls sont plus anciens que les santons. Leur origine remonte au Moyen-Age comme le signale Pierre Ripert dans "Les Origines de la Crèche Provençale et des santons populaires à Marseille", éditions Tacusssel. Ceux de Saboly ont connu leur apogée en Provence au XVIIème siècle et se chantent encore aujourd'hui accompagnés par des instruments traditionnels.
Un santonnier digne de ce nom ne manque pas de réaliser sa propre version du tambourinaire. En voici quelques-uns, et pour commencer, celui de de Marius Chave avec son arlésienne.
Celui-ci n'est pas signé, réalisé dans une terre légère. Les couleurs couvertes d'un vernis paraissent fantaisistes, mais ce santon musicien a malgré tout un port élégant, une fière allure. A noter la taille imposante du tambourin
Celui de Ricard a un costume fidèle à la tradition et le mouvement du personnage est bien reproduit.
Paul Fouque a aussi réalisé ce très beau sujet :







