lou santonejaire

Lou santonejaire, (prononcez "santonédjaïré") c'est en languedocien celui qui santonèje. Santonéjer c'est se prendre un peu pour un santon, faire le santon. Vous l'avez compris, tout petit, si je ne suis pas né dans une crèche, j'ai du y tomber dedans.
Mon blog raconte: des histoires de santons, de crèches, de traditions, de taureaux, la vie du
village,  et autres radotages sur le passé et  la vie d'aujourd'hui.
Et merci ami(e)s si vous voulez bien ajouter un commentaire ici ou là ... 
La page d'acueil présente mes dernières publications par ordre chromologique. Pour voir la suite cliquer sur le numéro de page en bas.

Pour accéder aux sujets qui vous intéressent, choisir dans la colonne de droite, dans la rubrique catégorie. 

Pour laisser un commentaire,  cliquer sur commentaire en bas à droite de l'aricle, dans la fenêtre qui s'ouvre mettre votre commentaire et ne pas oublier de recopier dans la case en bas à droite les lettres que l'on lit plus ou moins déformées sur le dessin en bas à gauche.
Cliquer ici  pour accéder directement au Forum "Santons et crèches de Provence".
Pour dialoguer et échanger des messages entre passionnés de santons et crèches.

Interdiction de copier photos ou textes

Samedi 26 août 2006

Les derniers lampions de la fête se sont éteints à la mi-juillet. En cette fin d'été qui doucement hésite entre grisaille et beaux jours, il est encore temps avant de passer au grand retour des santons de revenir sur quelques morceaux choisis qui rappelleront quelques beaux moments plus particulièrement aux festojaïres du pays et habitants le village venant visiter ce blog.

Pendant l'encierro ( 14 juillet midi), les jeunes attendent les taureaux sur la place de la mairie dans une vieille voiture aménagée et décorée aux couleurs de leur bande.

 

Ce jour là (encierro du 14 juillet midi), les spectateurs qui s'étaient protégés derrière cette grille métallique barrant la rue ont eu une petite frayeur. Le taureau a soudain foncé sur la grille et il a fallu que les plus courageux s'empressent de la maintenir  à bout de bras pour éviter que le taureau la déplace et en profite pour  prendre la poudre d'escampette...

Deux taureaux qui avaient pris possesion du plan situé entre le côté de l'église et l'entrée de service du château soulevant un beau nuage de poussière. (encierro 14 juillet midi).

 

 

Vendredi 25 août 2006

Le taureau est le roi de la fête. Abrivados, encierros, bandidos, s'enchainent chaque jour, midi et soir avant les apéros où le sirop de grenadine se consomme en quantités infinitésimales au regard des litres ou hectolitres de pastis que déverse la buvette sur le flot des festojaïres. Cependant si le taureau est présent partout il le doit au cheval de Camargue qui joue un rôle important. Le cavalier avec son long trident pointu en forme de tricorne trie les taureaux vivant en liberté sur les terres de la manade. Jadis immense, en Camargue le territoire n'était pas cloturé. Mais l'utilisation croissante des paturages naturels et du marais pour des cultures agricoles a contraint les éleveurs de bious à déborder largement du périmètre du delta du Rhône, qui définit géographiquement la Camargue, pour s'étendre au delà même de la Petite Camargue, qui s'arrête bien avant Marsillargues, n'en déplaise à nos amis de Lunel. En s'élargissant un peu plus, voilà qu'ici au village où les vignes ont été arrachées, les terres agricoles peuvent accueillir chevaux et taureaux dans un environnement qui n'a plus rien à voir avec la Camargue. Si les manadiers prennent soin de leurs chevaux il n'en va pas de même avec certains propriétaires particuliers qui, comble de l'horreur, n'hésitent pas à enfermer leur cheval dans un champ cloturé de barbelés dans lequel l'animal s'ennuie et ne dispose plus d'une seule touffe d'herbe, tant il manque d'espace naturel suffisamment étendu pour trouver sa pitance. Ne disposant pas toujours de fourrage ou de grain, il est parfois nourri avec des pommes et donne le sentiment de devoir attendre de longues heures ou journées la visite trop rare de son maître. Il n'est pas rare de voir une installation de fortune avec une vieille baignoire comme abreuvoir... bonjour la beauté du paysage, on est loin du marais sauvage de Camargue avec sa faune et sa flore où galopait Crin Blanc libre comme le vent.

Un cheval attentif lors de la cérémonie de la bénédiction à la chapelle

 

Jeudi 24 août 2006

En fait le grand retour c'est pas évident pour moi, pas du tout, du mal à atterrir après avoir vécu pendant 3 semaines à un rythme très différent. Je reviens d'un beau voyage au coeur de la musique classique, musique de chambre et musique ancienne, écoutée dans des lieux de rêve. Fortement impliqué dans l'organisation de ces concerts j'ai malgré moi, malgré le travail et la fatigue vécu dans un autre univers, celui des tonalités... Qu'elles soient en si bémol majeur ou en ré mineur, que le mouvement soit allegro ou presto ou encore adagio et le paysage musical change comme si à chaque fois on changeait de décor, d'ambiance, de pays, de rêve... Les santons n'ont pas vraiment leur place dans ce voyage au pays des sons, ils sont du pays de la terre, du côté des racines, ils parlent et racontent la vie de tous les jours comme on imagine qu'elle était avant ou comme on aimerait qu'elle soit, alors que la musique, ce langage de l'âme, est une invitation au voyage. Comme les branches de l'arbre parcourues par une brise légère elle nous entraine vers d'autres horizons. Mais comme les santons, elle est un langage universel, elle raconte des histoires que tout le monde peut comprendre, des histoires qui nous touchent au plus profond de nous, qui parlent à notre âme. Si la musqiue comme je le crois est le langage de l'âme, alors les santons sont le langage du coeur.
Voilà le lien que je cherchais entre musique et santons... En fait tout est affaire de sentiment, mais de sentiment profond, celui que procure le vrai, le beau, le sublime. Musique et sculpture sont des arts, et l'art du santon pour être populaire n'en demeure pas moins un art appartenant au monde de la sculpture.

Voici pour marquer ce retour au monde des santons une carte postale ancienne représentant trois figures célèbres de santons dont la Margarido de Thérèse Neveu au centre, entre un boumian et un ravi dont j'ignore l'origine.

 

Bon courage et bonne rentrée à tou(te)s

Calendrier

Août 2006
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

crédit photos

Reproduction et publication des photos interdites sans autorisation.

Photos :
Daniel, Yves

Newsletter

Inscription à la newsletter

Visiteurs

Selon les statistiques d'O.B. : 

Depuis le 20 janvier 2006 

77 087 visiteurs uniques ont navigué sur mon blog

Merci à tous et à toutes pour votre visite et vos commentaires.

 

Rechercher

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
faire un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus