lou santonejaire

Lou santonejaire, (prononcez "santonédjaïré") c'est en languedocien celui qui santonèje. Santonéjer c'est se prendre un peu pour un santon, faire le santon. Vous l'avez compris, tout petit, si je ne suis pas né dans une crèche, j'ai du y tomber dedans.
Mon blog raconte: des histoires de santons, de crèches, de traditions, de taureaux, la vie du
village,  et autres radotages sur le passé et  la vie d'aujourd'hui.
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Samedi 25 février 2006

Marcel Carbonel décédé en 2003 est à l'origine du salon international des santonniers d'Arles fondé en 1958. Il doit sa renomméée de santonnier aux 700 modèles de santons différents qui ont contribué à établir sa renommée internationale. Meilleur Ouvrier de France, il fait partie des grands santonniers fidèles à la tradition provençale. Son succès commercial ne doit pas occulter son talent artistique qui le classe parmi les plus grands santonniers de son temps et certainement de l'histoire du santon.

Ses santons racontent tous l'histoire de la crèche provençale des pastorales. Je ne crois pas avoir trouvé sur son catalogue joueurs de pétanque et autres joueurs de carte. Pas si commercial que ça finalement. Ses santons sont tous remarquablement bien finis. J'ai la chance d'avoir des santons de lui relativement anciens, dans la série de 15 cm, (son ravi notamment)peints avec des couleurs naturelles, lumineuses,broyées à l'atelier, de vrais chefs-d'oeuvres. On trouvait son prix de vente élevé, mais depuis il a été rattrappé par bien d'autres.

Cette arlésienne de marcel Carbonel figure dans une crèche qui était exposée au salon d'Arles de Noël dernier. J'y reviendrai en présentant bien sûr une photo de cette très belle crèche ancienne. En attendant place encore une fois à l'arlésienne. Sur mon blog, comme dans la crèche, l'arlésienne, on en parle et on la voit...

 

Vendredi 24 février 2006

Chaque année autour de Noêl a lieu en Arles, au cloitre St Trophime le salon des santonniers. Santonniers professionnels et amateurs exposent des oeuvres sélectionnées. Une manifestation typique de la culture provençale authentique. Une occasion pour voir de près des réalisations exceptionelles. Des pièces uniques, rares, mais aussi des créations originales comme ces 3 arlésiennes dont je n'ai malheureusement pas noté le nom du santonnier créateur.

 


 

 

 

Les santons ne sont pas entièrement en terre cuite, ils sont habillés avec des vêtements en tissu. Deux arlésiennes sont assises sur un banc. Tandis que l'une est plongée dans la lecture d'un livre, sa voisine est en conversation avec une 3ème debout deriière le banc. L'expression des visages rend la scène attachante. L'émotion est présente. On croit  entendre ce qu'elles se disent. Et celle qui lit ne semble pas perdre un mot de leurs paroles. Les costumes des arlésiennes sont fidèles à la tradition d'élégance et de simplicité.
La plupart des photos de mon blog je les dois à Yves qui non seulement aime la Provence et les santons mais aussi sait faire de belles photos.
Il a fait un magnifique reportage sur le salon d'Arles, j'y reviendrai. Merci Yves. Merci à ce santonnier dont je vais essayer de retrouver le nom.

Jeudi 23 février 2006

 

 

 

 


 

L'arlésienne, voilà qui rappelle l'oeuvre d'Alphonse Daudet. On en parle tout le temps et on ne la voit jamais. Et pourtant le beau Frédéric préfère se tuer plutôt que renoncer à l'aimer. Dans la crèche provençale, elle a sa place, dans des attitudes et des costumes divers. Robert Canut a créé cet ensemble de 3 arlésiennes sur un banc. Elles sont en habit de fête, elles n'ont pas l'activité habituelle des jours de semaine. Elles sont allées se promener et se reposent sur un banc devant une maison. Elles regardent passer les gens et bavardent. Une activité courante à la campagne. En été dans certains villages on voit encore des gens assis sur une chaise installée devant leur porte. Ils se retrouvent à plusieurs pour prendre le frais quand la chaleur est tombée. Cette pratique tend à disparaître. Dans mon village elle est devenue rare. Elle persiste ailleurs comme à Lunel où il m'arrive de voir encore des gens assis devant leur porte après souper (le dîner).

S'exposer ainsi au regard des autres était jadis tout naturel. On ne se cachait pas, on vivait au grand jour, au su et au vu de tout le monde. Le village formait une grande communauté. Cela n'avait pas que des avantages. Les amants devaient ruser pour cacher leur ydille. Pas besoin de la télé, le village à lui tout seul était un "reality show" en direct et en live.

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