lou santonejaire
Lou santonejaire, (prononcez "santonédjaïré") c'est en languedocien celui qui santonèje. Santonéjer c'est se prendre un peu pour un santon, faire le
santon. Vous l'avez compris, tout petit, si je ne suis pas né dans une crèche, j'ai du y tomber dedans.
Mon blog
raconte: des histoires de
santons, de crèches, de traditions, de taureaux, la vie du village, et autres radotages sur le passé et la vie
d'aujourd'hui. Et merci ami(e)s si vous voulez bien ajouter un commentaire ici ou là
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A la capelado, un frisson traverse la foule en voyant les raseteurs tenir par la main des enfants qui à leur tour iront à l'école taurine.
Dans pareille ambiance survoltée, la sortie du premier taureau prend une importance inhabituelle. La tension du public est à son plus haut niveau. Tout le monde attend et espère une prestation du cocardier qui soit à la hauteur de l'évènement
en répondant bien aux sollicitations des raseteurs.
Quand Canesteu prend possession de la piste la foule semble retenir son
souffle.
Mais malgré les efforts des raseteurs, la déception ne tarde pas à s'installer. Visiblement l'animal n'a pas envie de se trouver ainsi projeté au milieu de l'arène et la minute réglementaire ne suffira pas pour le familiariser dans cette situation.
Il ne va pas malgré quelques beaux rasets soulever l'enthousiasme du public. Les tenues blanches pourtant ne ménagent pas leurs efforts pour le provoquer et le faire davantage entrer dans leur jeu. Et en plus à la fin de son temps il refuse de rentrer malgré la sortie du simbeou. Il faudra jeter des planches devant lui pour lui faire peur et le décider à réintégrer ses pénates. Pas de chance pour nous, mais ce n'était pas un bon jour pour lui. Pourtant s'il a été choisi pour y participer c'est qu'il a fait ses preuves. Il peut bien faire donc, beaucoup mieux même me semble t'il.
Pour plus de détails, lire ici et là les commenaires de Midi Libre sur la course, et encore ici ceux de la Fédération Française de la Course Camarguaise avec de belles photos. Et d'autres photos ici.
La fête provençale précède la capelado proprement dite à savoir le salut des raseteurs défilant dans l'arène. Elle est placée cette année sous le signe de la jeunesse, de l'avenir de la tradition. Enfants qui envahissent l'espace, qui font un lâcher de ballons, jeunes de l'école taurine qui font une haie d'honneur aux raseteurs tenant chacun un élève par la main. C'est toute une nouvelle génération qui reçoit ainsi le flambeau des us et coutumes du pays d'Arles et de la Camargue.
Lire la suite...Les arlésiennes font la danse des rubans sur la musique de Mireille, opéra de Gounod. Chant des magnanarelles.
Ballons rouges, ballons jaunes s'élèvent vers le ciel de Nîmes, toujours sur la musique de Gounod.
Un autre moment d'émotion, quand la reine d'Arles fait son entrée avec son cavalier. Elle est acclamée par la foule ...
Hier, dimanche 8 octobre 2006, dès 14 heures les arènes commencent à s'ouvrir aux 13000 personnes attendues. Vision toujours aussi impressionnante quand on découvre l'immense piste ovale de l'amphithéâtre romain, une ellipse parfaite. Que ce soit aux arène d'Arles ou de Nîmes comme cette année, la tradition de la course libre camarguaise est au rendez-vous de l'histoire. Pénétrer ici c'est remonter le temps. Lire la suite...
Que la fête commence annonce d'une voix sûre mais chargée d'émotion le présentateur. Avant la course, place à la musique, aux chevaux, à la tradition et aux hommes et femmes qui la font vivre, avec une présence inhabituelle des enfants cette année .
Le Chef de cette musique est le roi d'un jour, d'un moment. Quand il entre sur la piste, l'arène, lui appartient. Il devient maître du lieu, l'espace lui appartient. Il dirige en dansant, sautant, virevoltant, jouant de ses mains et de tout son corps pour donner le rytme, le transmettre à la foule qui vibre à l'unisson.
Les groupes d'arlésiennes sont venus de toute la Provence et aussi de cette frange héraultaise et gardoise du Languedoc
qui communie dans la même tradition.



