lou santonejaire
Lou santonejaire, (prononcez "santonédjaïré") c'est en languedocien celui qui santonèje. Santonéjer c'est se prendre un peu pour un santon, faire le
santon. Vous l'avez compris, tout petit, si je ne suis pas né dans une crèche, j'ai du y tomber dedans.
Mon blog
raconte: des histoires de
santons, de crèches, de traditions, de taureaux, la vie du village, et autres radotages sur le passé et la vie
d'aujourd'hui. Et merci ami(e)s si vous voulez bien ajouter un commentaire ici ou là
...
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Sylvie de Marans est aussi une habituée de Villevieille. Ses chèvres, boucs et moutons sont minutieusement sculptés sur des socles le moins large possible de façon à pouvoir les disposer en troupeau les uns tout près des autres sans éliouignement. Mais ce sont des taureaux de tout âge te de toute forme qui ont fait forte impression.
Pour les amoureux de la Camargue elle propose une arlésienne allongée avec un enfant dans ses bras qui fait office de Sainte Vierge, un gardian debout à côté d'elle remplace avantageusement Saint Joseph, un cheval de Camargue tout blanc à la place de l'âne et bien sûr un taureau au lieu du boeuf.
Mais sa crèche traditionnelle ne démérite pas pour autant. la Vierge est assise, elle a une robe rouge selon l'ancienne traditions et une colombe est posée sur sa main.
Le marchand de légumes et son étal minutieusement détaillé.
cliquer sur les images pour les agrandir. Ce sont des photos d'exposition j'ai donc supprimé (du mieux que j'ai pu) les étiquettes posées devant les santons avec mention du prix, ainsi que des éléments parasitant le décor !
Ambiance chaleureuse et accueuillante à Villevieille ce 11 novmebret après-midi. Une vingtaine de stands tenus par des bénévoles d'une association du village. Patrick Volpès est un habitué des lieux. Voici sa crèche avec la Vierge à moitié allongée portant une robe rouge, la couleur de l'esprit. Santons simples, dépouillés mais pleins de tendresse, de vérité.
Quelques-uns de ses santons : l'arlésienne, la poissonnière, le ravi, la porteuse d'ail et de chou. Des personnages typiques de la crèche avec la poissonnière inspirée directement du spectacle des rues de Marseille jadis. Le Ravi un peu perdu sur terre qui s'émerveille de tout, naîf d'apparence, un peu simplet il a pourtant compris tout de suite le sens de la naissance de cet enfant dans la crèche.
Parmi ses santons on trouve une série de musiciens. Musiciens de rue, instruments rares ou oubliés, cette petite troupe joyeuse est exceptionnelle, peu de santonniers ont choisi de tels interprètes pour modèle
A suivre...
cliquer sur les images pour les agrandir.
Pistachié ou Bartoumieu, très beau santon de Paul Fouque, taille 20cm.
Pistachié avant d'être un santon est un personnage de la pastorale Maurel, cette pièce de théâtre qui raconte la nuit de Noël en imaginant comment réagissent les habitants d'un village de Provence quand l'ange Boufareou leur annonce la naissance de l'Enfant-Jésus. L'émotion créée par cet évènement est telle qu'ils décident d'aller lui rendre visite, mais le chemin qui les conduit à la crèche est semé d'aventures.
Pistachié est poltron, ivrogne, niais, il parle beaucoup et ne fait pas grand chose mais il a le coeur sur la main, il rend service à qui le lui demande. Selon les uns, il tombe dans le puits en voulant apporter de l'eau à l'âne de Margarido. Selon les autres c'est suite à je ne sais quel stratagème par lequel le Boumian l' a persuadé de lui vendre son ombre. Mais tout le monde est d'accord pour faire de lui un coureur de jupons car c'est un célibataire devenu vieux garçon. Bref c'est un bon vivant. Dans la pastorale d'Audibert intitulée "La neissenço dou Christ" il s'appelle Bartoumieu (Barthélémy). Certains auteurs les distinguent et Marcel Carbonel a réalisé deux santons différents. C'est un valet de ferme, il est souvent représenté portant deux lourds paniers chargés de victuailles, tenant d'une main une morue, une fougasse ou une pompe (un gateau qui ressemble un peu à une pogne) de l'autre. Parfois on voit un collier de saucisse déborder hors du panier. Sa tenue est négligée. Dans la pastorale d'Yvan Audouard il est le mari d'Honorine la poissonnière et chasseur maladroit, il réussit à tuer pour la première fois un lièvre dans la campagne sur le chemin de la crèche. Bref ce n'est pas vraiment un saint, mais on dit de lui qu'il est bien brave même s'il n'a pas inventé la poudre et sa générosité le sauve... Son nom est passé à la postérité. On dit de quelqu'un qui a bu un coup de trop qu'il a pris une belle pistache...
Ce Pistachié ou Bartoumieu n'est pas signé, c'est un très vieux santon,8 cm environ, peut-être date-t'il du XIXème siècle. Il est très patiné, la peinture est très estompée elle manque par endroits. Il manque la morue dans la main droite qui est libre.
Il est modelé d'une seul pièce et on aspect général est très compact, aux formes simples mais bien proportionnées offrant un aspect d'ensemble bien équilibré, structuré. c'est à mes yeux ce qui fait sa valeur et me fait dire, outre sa patine, qu'il est ancien.
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