lou santonejaire
Lou santonejaire, (prononcez "santonédjaïré") c'est en languedocien celui qui santonèje. Santonéjer c'est se prendre un peu pour un santon, faire le
santon. Vous l'avez compris, tout petit, si je ne suis pas né dans une crèche, j'ai du y tomber dedans.
Mon blog
raconte: des histoires de
santons, de crèches, de traditions, de taureaux, la vie du village, et autres radotages sur le passé et la vie
d'aujourd'hui. Et merci ami(e)s si vous voulez bien ajouter un commentaire ici ou là
...
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Grande célébration du taureau de Camargue à Nîmes aujourd'hui où avait lieu aux arènes la finale du trophée des As, le championnat de France taurin. Si les trois premiers taureaux n'ont pas donné le meilleur d'eux-mêmes, après l'entracte, Jeannot, Camarina et Mathis biou d'or de l'année ont fait vibrer les arènes. Lire la suite...
Voici des scènes de rues, en attendant l'entrée aux arènes :
Ces trois arlésiennes font penser au santon de Robert Canut représentant 3 arlésiennes assises sur un banc.
Sabri Allouani, vainqueur du trophée pour la 7ème fois arrive devant les arènes:
Dimanche dernier à Lunel, Mathis, taureau de course camarguaise de la manade Lautier a été élu Biou d'or, meilleur cocardier de l'année. Demain il sera à Nîmes pour la finale du Trophée des As qui consacrera pour la septième fois le triomphe de Sabri Allouani qui caracole avec insolence en tête du classement des raseteurs avec 181 points d'avance devant le numéro deux Hadrien Pujol. Et puis il va y avoir avant la capelado (défilé des raseteurs) un grand moment de traditon provençale avec les groupes folkloriques, les gardians à cheval, les musiques, les arlésiennes en costume et certainement la reine d'Arles et ses demoiselles d'honneur. Bref du grand spectacle en perspective dans cet amphithéâtre romain. Les meilleurs raseteurs vont affronter les meilleurs cocardiers.
Pour mémoire, une photo du défilé des groupes folkloriques lors de la remise des prix de la course du trophée "braserades" le 6 septembre dernier à Castries.
Vincent et Mireille, les amoureux
Marius Chave
Dans les années 50, la fête du village c'était vraiment la fête. Il n'y avait pas alors d'abrivado ni d'enciero. Le taureau à la corde sortait deux fois par jour. Il n'y avait pas d'arène non plus, ou plutôt si, il y en avait une, mais très provisoire, improvisée. Les viticulteurs conduisaient leurs charrettes à la cave. Installées en cercle, elles formaient un plan. Elles servaient pour la course de nuit, qu'on appelait alors une charlotade, avec au milieu une piscine faite d'une bâche posée sur des ballots de paille. Lire la suite...
En fait, n'en déplaise aux gens d'église, faute de Satan, c'était bel et bien l'orchestre de Raoul Remolino qui menait le bal. Avec l'entracte avant minuit que précédait la danse d'invitation, celle après laquelle le cavalier offrait à boire à sa cavalière une orangeade ou une limonade au café d'en face tenu par Juliette et Edouard. Puis c'était la dernière danse à 1 heure du matin. Il n'ya avait pas de fête sans la soirée dite de concert. Un soir de la fête, le concert tenait lieu de première partie à la place du bal. Chacun venait avec sa chaise pour entendre des chansons célèbres ou des airs de cabaret joués par les musiciens. Un présentateur racontait entre deux chansons des histoires légères que l'on disait salées et que nos parents ne voulaient pas qu'on écoute. Heureusement pour nous il y avait Tonton Blaise, un marchand de bonbons qui venait exprès pour la fête. On l'attendait comme le Messie. Il y avait aussi un stand de jeu de roulette pour les aventuriers d'un soir qui frimaient comme s'ils étaient au casino. Je plaignais ceux qui perdaient car je croyais sincèrement qu'ils se ruinaient au jeu. Et quand certains chanceux gagnaient je craignais qu'ils perdent leurs gains en étant tentés de les remettre en jeu. Le spectacle de ce que je ressentais profondément comme de l'immoralité me fascinait sans que je puisse pourtant le formuler.



