lou santonejaire
Lou santonejaire, (prononcez "santonédjaïré") c'est en languedocien celui qui santonèje. Santonéjer c'est se prendre un peu pour un santon, faire le
santon. Vous l'avez compris, tout petit, si je ne suis pas né dans une crèche, j'ai du y tomber dedans.
Mon blog
raconte: des histoires de
santons, de crèches, de traditions, de taureaux, la vie du village, et autres radotages sur le passé et la vie
d'aujourd'hui. Et merci ami(e)s si vous voulez bien ajouter un commentaire ici ou là
...
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Annibaldi Bruno crée des silhouettes élancées avec une prédilection pour les arlésiennes. Ses personnages évoquent plus des figurines que des santons. Cette scène pastorale ne manque pas de surprendre. Une approche différente, assez inhabituelle et un regard neuf sur ce sujet.





Les santons de Cécile Clémente sont très différents, plus conformes à la tradition, comme cette scène de la récolte des olives. Mais j'ai fait peu de photos, toujours difficiles à réaliser avec la vitre qui fait écran.




Les frères Gayraud cultivent leur art à l'abri des lumières de la ville. Ils ne sont guère connus du grand public. Leur talent
suffit à lui seul à assurer leur gloire. C'est leur présence au salon d'Arles et surtout dans la grande crèche provençale d'Arlette Bertello aux Saintes Maries de la Mer qui m'a permis de les
découvrir. Je suis de plus en plus convaincu qu'en matière de création artistique, le talent et la discrétion font assez bon ménage. Gayraud d'Agnel, célèbre en particulier pour ses
attelages, est installé à Maillane, son frère Christian est dans le Var à La Cadière d'azur, entre La Ciotat et
Toulon. Il est vrai que mes périples santonniers habituels ne m'amènent pas au delà d'Aubagne pour des raisons pratiques de déplacement. Mes voyages en terre santonnière se limitent surtout
là où le voyage aller-retour peut s'effectuer dans la journée sans passer trop de temps au volant de la voiture ! Faudra quand même que je me décide à aller un peu plus loin explorer en
direction du Var. En attendant voici cette crèche de Gayraud d'Agnel qui a tout l'air d'une pièce unique, qu'on pouvait admirer au salon d'Arles cet hiver.







La féria d'Arles s'est quand même bien déroulée. J'en parle en raison de sa notoriété. Mais, autant j'aime les courses camarguaises autant je déteste les corridas. Cette célébration de la mise à mort du taureau me répugne. Il s'agit certes d'une pratique culturelle traditionnelle et ancestrale mais bien trop barbare à mon goût. Je préfère cette autre forme de féria typiquement arlésienne elle aussi, celle des santons bien sûr qui en chaque fin d'année envahissent paisiblement St Trophime. Revenir sur tel ou telle oeuvre vue cet hiver au salon d'Arles permet je crois d'avoir un autre regard, plus attentif, plus neuf sur ces chères créatures d'argile. D'autant que le santonnier présenté aujourd'hui, Gilbert Baldacchino (Vitrolles) est peu ou pas connu du grand public. Pourtant son talent mérite bien toute notre attention. Regardez.









