lou santonejaire

Lou santonejaire, (prononcez "santonédjaïré") c'est en languedocien celui qui santonèje. Santonéjer c'est se prendre un peu pour un santon, faire le santon. Vous l'avez compris, tout petit, si je ne suis pas né dans une crèche, j'ai du y tomber dedans.
Mon blog raconte: des histoires de santons, de crèches, de traditions, de taureaux, la vie du
village,  et autres radotages sur le passé et  la vie d'aujourd'hui.
Et merci ami(e)s si vous voulez bien ajouter un commentaire ici ou là ... 
La page d'acueil présente mes dernières publications par ordre chromologique. Pour voir la suite cliquer sur le numéro de page en bas.

Pour accéder aux sujets qui vous intéressent, choisir dans la colonne de droite, dans la rubrique catégorie. 

Pour laisser un commentaire,  cliquer sur commentaire en bas à droite de l'aricle, dans la fenêtre qui s'ouvre mettre votre commentaire et ne pas oublier de recopier dans la case en bas à droite les lettres que l'on lit plus ou moins déformées sur le dessin en bas à gauche.
Cliquer ici  pour accéder directement au Forum "Santons et crèches de Provence".
Pour dialoguer et échanger des messages entre passionnés de santons et crèches.

Interdiction de copier photos ou textes

Mercredi 12 avril 2006

Les bergers, à force de les voir dans la crèche, on finit par les idéaliser, en faire des personnages à part, des êtres de la nature, qui ont trouvé ce que nous cherchons, le secret de la vraie vie, avec cette façon de vivre simple, paisible, harmonieuse. Un bonheur authentique malgré les efforts et la peine qu'exige ce métier. Pourtant, ils vivent dans le même monde que nous, même si leur univers est différent. En témoigne cette photo du berger de Luceram (merci à Alysiane !). C'est lui qui à Noël, défile avec avec d'autres bergers, frappe trois coups à la porte de l'égklise et vient offrir un agneau lors de la messe de minuit. C'est la cérémonie du pastrage, avec des variantes selon les traditions particulières propres à certains endroits de Provence.

Luceram est près de Nice. Les habitants du village réalisent chaque année des crèches devant leur maison, derrière une fenêtre, pourque les visiteurs puissent les voir de la rue. Des milliers de visiteurs se pressent chaque année. (Voir ici des photos.)

Je me souviens, enfant, avoir vu  quelques fois la transhumance traverser le village. Quel bruit ! Il me semble entendre encore le troupeau arriver au loin, un bruit sourd, de plus en plus fort, celui des sonnailles. Les bergers passaient devant nous sans un mot, sans un regard, absorbés par leur tâche, occupant tout l'espace d'un bout à l'autre du village, fiers de voir sortir les gens devant leur porte pour contempler le spectacle de cette marée de moutons chargée de  mystère, porteuse d'une vérité cachée qui venait anoblir cette terre, ces paysages de garrigue. J'éprouvais alors de la fierté, malgré mon jeune âge, je ressentais le lien vivant qui m'attachait à cette terre.

 

Mercredi 5 avril 2006

Dans le village, les bergers étaient des personnages à part,  différents des paysans et autres habitants. Conduire un troupeau, en confier la garde à son chien, passer sa journée dans la campagne, voilà qui inspire le respect et la crainte. Enfant, les bergers du village me paraissaient des personnages irréels. J'en avais un peu peur. Ils exerçaient non pas un métier mais une sorte de mission hors du commun, fascinante, presque sacrée.

Dans ma crèche bergers et moutons tiennent les premiers rôles, occupent les premières places, comme ces deux bergers de Paul Fouque protégeant un agneau sous leur bras, pour lesquels j'ai une tendresse particulière. J'aime ces moutons de Paul Fouque, leur robe laineuse, épaisse, leur regard particulièrement émouvant. Je crois que Paul Fouque sera reconnu dans l'histoire provençale comme un très grand santonnier qui savait sculpter de belles figurines avec beaucoup de réalisme et d'élégance mais sans excès ni recherche du "joli". Son style a la fraicheur des choses simples. Il donne parfois un air un peu gauche à ses personnages, avec une touche de naïveté, comme l'exige le santon pour se différencier de la statue académique aux formes trop épurées, trop bien léchées pour être vraies. Voilà je crois un très grand santonnier que j'ai eu la chance de surprendre en plein travail lors de visites à son atelier d'Aix.

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

crédit photos

Reproduction et publication des photos interdites sans autorisation.

Photos :
Daniel, Yves

Newsletter

Inscription à la newsletter

Visiteurs

Selon les statistiques d'O.B. : 

Depuis le 20 janvier 2006 

77 087 visiteurs uniques ont navigué sur mon blog

Merci à tous et à toutes pour votre visite et vos commentaires.

 

Rechercher

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
webblog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus