lou santonejaire
Lou santonejaire, (prononcez "santonédjaïré") c'est en languedocien celui qui santonèje. Santonéjer c'est se prendre un peu pour un santon, faire le
santon. Vous l'avez compris, tout petit, si je ne suis pas né dans une crèche, j'ai du y tomber dedans.
Mon blog
raconte: des histoires de
santons, de crèches, de traditions, de taureaux, la vie du village, et autres radotages sur le passé et la vie
d'aujourd'hui. Et merci ami(e)s si vous voulez bien ajouter un commentaire ici ou là
...
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Interdiction de copier photos ou textes
Revoilà Isoline Fontanille. Je reviens vers elle, suite à la visite de son atelier en septembre. Un vrai bonheur dont je garde le souvenir vivant à travers
les photos faites à cette occasion. Comme celle-ci. Je repère sur une étagère, sur la droite, ce berger jouant de la flutte. Il me séduit car il fait partie du monde mes
rêves. Depuis, il est toujours sur une étagère, mais chez moi désormais. Je n'ai pas pu résister au charme. J'aime les bergers et leurs troupeaux. Ils sont mes compagnons, mes héros.
Ils peuplent ma crèche de haut en bas, en toutes tailles, du plus petit au plus grand. Ils expriment la vie simple des gens au contact de la nature. Pas forcément un rêve. La vie des bergers
comme celle des paysans était dure et le contact avec la nature brutal. Mais il y avait une harmonie, un équilibre avec les choses désormais perdu.
Pourtant de partout s'élèvent de plus en plus des voix à la recherche d'une harmonie nouvelle. Ici ce sont les médecins qui conseillent de manger des fruits et légumes, là ce sont des
architectes qui proposent des maisons en matériaux naturels, et mieux encore c'est Al Gore en personne, l'ancien vice-président des Etats-Unis qui prend courageusement la défense de l'avenir de
la planète avec son film "Une vérité qui dérange". Il l' a même présenté à des parlementaires français. Il est un peu devenu le berger de la planète.
Les dernières photos de la finale, les 3 derniers taureaux, tous brillants pour finir la course en beauté.
Un raset de Poujol sur Jeannot. "Monta lou" (monte le) disaient les supporters bruyants de Jeannot pour l'encourager à poursuivre le raseteur jusqu'aux
planches.
Camarina, biou d'or 2005, élu comme meilleur taureau de la finale
Le triomphe de Sabri Allouani. Il vient recevoir son prix de vainqueur du trophée des As pour la 7ème année consécutive.
Le couple de manadiers Jeanine et Bernard Lautier vont recevoir le prix du biou d'Or 2006 pour leur
taureau Mathis. Main dans la main ils traversent les arènes. Ils me font penser à Grasset et Grassette, ce couple de santons inséparables qui vont à la crèche bras dessus bras
dessous.
Et voilà le dernier défilé, cette fois ça y est, le soleil disparaît au-dessus des arènes, les arènes se vident, la fête est bien finie, mais qu'elle était belle !
Hier, j'ai mis des liens vers les articles et photos de la FFCC et du MidiLibre où la course est commentée par des spécialistes de la bouvine. Je me contente donc de présenter d'autres photos de cette grand messe camarguaise qui pour moi vient sonner la fin de la récré estivale. Finies les vacances. Adieu les beaux jours, même si dimanche à Nîmes le soleil a brillé. Un autre temps arrive avec l'automne, pour moi c'est celui des santons. Je commence à installer le support de ma crèche dès les premiers jours de novembre et le premier salon important dans la région ouvre le 11 novembre. C'est celui de Garons, à côté de Nîmes. Oui encore Nîmes. De Nîmes à Arles en passant par Tarascon, Chateaurenard, puis Aubagne, Marseille, Aix, et Séguret bien sûr, voilà pour moi où se trouvent déjà mes prochains rendez-vous d'automne avec les santons et les traditions qui les entourent.Lire la suite...
Encore Nîmes donc, pour dire que les deuxième et troisième taureaux de la course n'ont pas été au mieux de leur forme, qu'il a fallu attendre l'entarcta pour que les passions se réveillent. Ca a commencé d'ailleurs dès l'entracte avec une hola venus réveiller des enthousiasmes qui en avaient bien besoin.
voic la hola à l'entracte:
L'ambiance change avec le quatrième biou Fournelet,la piste s'anime les rasets s'enchaînent quand soudain, un cri s'élève et c'est un coup de corne spectaculaire mais heureusement sans gravité qui transperce la cuisse du raseteur Sabatier.
Fournelet encorne Sabatier à la cuisse.
Interrompue un moment, la course reprend. Et c'est Poujol je crois ( le numéro 2 du classement) qui a le courage et la bravoure d'aller chercher un long raset en traversant la piste pour aller provoquer Fournelet qui le poursuit jusqu'aux barrières. Un grand moment, le meilleur de la course, à mon humble avis. Bravo Adrien Poujol !



